Pour vivre mieux, vivons moins nombreux… suite. 

C’était en janvier 2016. je vous invitais à une réflexion sur l’illusion de la croissance économique par l’augmentation de la population… Mes propos, dans de nombreux commentaires, sont jugés subversifs. La pensée unique oeuvre dans le sens de la croissance de la population. Ce qui ne signifie par pour autant l’acceptation de son vieillissement !

Le remplacement des classes âgées se fera sans que nous ayons à intervenir. Or notre volonté politique doit s’exprimer là. Les autres discours politiques sont arguties face à cela. La maîtrise des courants migratoires a toujours été l’apanage des états. Mais nous ne le sommes pas, un pays !

Pourtant la qualité de vie et l’avènement d’un développement économique maitrisé, nécessitent de sortir de l’ordre colonial qui nous gouverne depuis toujours. La départementalisation n’a en rien réglé le problème; la CTM n’ont plus. Parce que la solution réside en nous, individuellement, collectivement, mais c’est de notre volonté politique. L’indépendance alors ? C’est un mot qui n’a pas de sens pour une île plus petite qu.une ville moyenne française. Le niveau sanitaire exige des moyens que nous n’aurons jamais. La protection contre le pouvoir des cartels exige des moyens que nous n’aurons jamais. Et je pourrai continuer longtemps…

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Pour vivre mieux, vivons moins nombreux…

Je vous propose de débuter ici une réflexion face au discours ambiant et actuel sur la baisse de la population de notre territoire, la Martinique. 

Nous passons sous la barre des 385000 habitants sur une île qui compte 1000 km2. Soit prêt de 400 personnes au kilomètre carré !  Les chiffres bruts ne veulent rien dire d’autant que des zones entières ne sont pas habitées ou habitables. Heureusement ! 

Donc il est indéniable que trop de population entraîné une qualité de vie médiocre. Les embouteillages permanents en sont la preuve. 

  
Mon propos est de soutenir que moins d’habitants n’est pas synonyme de récession économique. 

Dans un article précédent, j’évoquais la course à la croissance qui nous mène, la planète entière vers l’abîme. Et bien il en va de même pour notre île. Où nous mène la croissance effrénée de population sur un si petit territoire ? Où ? Sinon à la situation actuelle. 

Je prend l’exemple d’une entreprise dont l’activité consiste à réaliser des livraisons sur toute l’île. La rentabilité de son activité est directement liée à son nombre de livraisons par jour. Mais si les livreurs passent plus de la moitié de leur temps dans les embouteillages, comment atteindre un minima de livraison ? Augmenter les prix, n’est pas une solution pérenne, c’est évident. 

La racine de la faiblesse de nos entreprises réside dans l’obtention d’une taille adéquate. Pas forcément toujours plus grosse, mais adaptée au marché. Bien entendu, on pourrait livrer par drone, par bateau, etc. Mais à court terme la technologie apporte une meilleure productivité et conséquemment moins d’emploi. Pour notre Martinique, l’apport massif de technologie n’est pas la panacée. 

Remarque : c’est pourtant bien ce qui va se concrétiser dans un futur proche dans notre économie : moins d’actifs donc plus de productivité pour ceux qui travaillent et nécessairement un apport de technologie pour accroître les rendements. 

Cercle vicieux s’il en est; que nous pourrions rendre vertueux. 

Le raisonnement qui suit n’est pas une vérité, juste un humble chemin de réflexion.

Mais il est tard, la suite au prochain épisode… Continuez à me suivre et à commenter. Merci d’avance. 

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Adieu bananes, adieu foulard… 😩🍌

Par Roberto A. Ferdman du Washintonpost le 04 Décembre 2015 
Traduction très approximative par Google Translate. 🙄

Au milieu des années 1900, la banane la plus populaire dans le monde, une douce, crémeuse appelée variété Gros Michel cultivée en Amérique latine, mais tout-disparu de la planète. À l’époque, elle était la seule banane dans le monde qui pourrait être exporté. Mais un champignon, appelée maladie de Panama, qui est apparu en Australie à la fin des années 1800, a changé cela après avoir sauté continents. La maladie a affaibli les plantes qui portaient le fruit. Le dommage était si grand et rapide que dans une affaire de seulement quelques décennies, la Gros Michel faillit disparaître.

Maintenant, un demi-siècle plus tard, une nouvelle souche de la maladie menace l’existence de la Cavendish, la banane qui a remplacé la Gros Michel que l’exportation de la banane haut du monde, représentant 99 pour cent du marché, avec un certain nombre de variétés de bananes produite et mangé localement autour du monde.

Voilà la conclusion troublante d’une nouvelle étude publiée dans PLoS Pathogens, qui ont confirmé quelque chose de nombreux scientifiques agricoles ont craint pour être vrai: que la disparition progressive des bananiers dans diverses régions du monde souffrent de la même chose exacte: race tropicale 4, un plus puissant mutation de la maladie de Panama redouté.

Plus précisément, les chercheurs avertissent que la souche, qui a commencé la première des ravages en Asie du Sud il ya 50 ans et a plus récemment propagé à d’autres parties de l’Asie, l’Afrique, le Moyen-Orient et en Australie, finira par faire son chemin vers l’Amérique latine, où la grande majorité des exportations de bananes du monde sont encore cultivé. À ce stade, disent-ils, il est pas une question de savoir si race tropicale 4 va infiltrer le vaisseau-mère de la production mondiale de la banane; il est une question de quand.

La raison de la maladie d’origine et sa dernière permutation sont tellement menacent de bananes est en grande partie en raison de la façon dont nous avons cultivé le fruit. Alors que des dizaines de variétés sont cultivées dans le monde entier, souvent à proximité les uns aux autres, les bananes produites dans le commerce sont tous les mêmes (littéralement, en fait, parce qu’ils sont effectivement des clones les uns des autres).

Cette aide les entreprises comme Dole et Chiquita contrôle de cohérence et de produire des quantités massives de bananes sur le pas cher sans avoir à traiter avec des imperfections (il est la raison pour laquelle le fruit est si facile à trouver dans les supermarchés partout). Mais il fait aussi leurs bananes incroyablement vulnérable aux attaques de ravageurs et de maladies. Lorsque vous vous débarrassez de la variété tout à fait, vous risquez d’exposer une culture à quelque chose qu’il ne peut ni faire face à évoluer ni à se défendre contre.

Le mildiou irlandaise est un parfait exemple de la façon dont les monocultures peuvent se retourner. Dans les années 1800, les agriculteurs de pommes de terre irlandaises sont venus à privilégier une seule variété de pomme de terre, qui a pétardé quand un organisme de champignon comme entré dans le pays et a rencontré aucune résistance naturelle. En 1846, le pays, qui dépend fortement de pommes de terre pour la nutrition de base, a perdu la plupart de sa production de pommes de terre, qui, à son tour, a contribué à la mort de centaines de milliers de personnes. 

La quasi-extinction de la Gros Michel est un exemple apt, aussi. Lorsque la première souche de la maladie de Panama est apparu en Amérique latine, il n’y avait rien pour l’arrêter. Voilà comment Gwynn Guilford, qui fait la chronique de la séquence désespérée dans une pièce l’année dernière, a dit:
Comme plantations entières ont échoué, United Fruit et d’autres ont fait le choix évident: ils ont ramassé et déplacés ailleurs en Amérique latine. 

Mais le fléau suivi. Après il a anéanti les plantations au Costa Rica, la maladie de Panama suivie United Fruit au Guatemala. Et puis, au Nicaragua, puis la Colombie et l’Equateur alors. En 1960, 77 ans après qu’il était apparu, la maladie de Panama avait essuyé la Gros Michel sur chaque plantation d’exportation sur le visage de la planète.

L’effet a été ressenti dans le monde entier. Certes, aux États-Unis, où il a inspiré une chanson appelée « Oui, nous avons No Bananas. »

La dernière souche est susceptible de mettre les risques de monoculture sur l’écran une fois de plus. Et tandis que les scientifiques pourraient trouver ou reproduire un meilleur dans le temps moyen, la réalité est que cette fois nous ne disposons pas d’un remplacement formidable qui est résistant à la nouvelle souche de la maladie de Panama. Une fois qu’il atteint l’Amérique latine, comme il est prévu à, il pourrait être seulement une question de décennies avant la banane la plus populaire sur la planète disparaît une fois de plus.

La grande ironie est que la Cavendish, le bananier actuellement vendu à peu près tous les supermarchés dans le monde développé, accède à la notoriété presque exclusivement parce que contrairement à son prédécesseur, il était résistant à la souche d’origine de la maladie de Panama. Le Cavendish est moins souhaitable, plus sensibles à d’autres maladies, a une tendance à l’ecchymose, ne mûrissent pas facilement ou durer très longtemps avant de se gâter, et est « lamentablement fade, » comme l’a écrit Mike Peed dans une pièce pour le New Yorker 2011.

Maintenant que cela ressemble à la Cavendish pourrait subir le même sort que la dernière banane produite commercialement (éventuellement, mais pas demain, il n’y a donc pas besoin d’aller thésaurisation bananes) il devient un peu plus clair que cela était probablement pas le type de banane, mais plutôt le type de production qui a besoin de changement.

Roberto A. Ferdman est journaliste pour Wonkblog couvrant la nourriture, de l’économie, et d’autres choses. Il était auparavant rédacteur au Quartz.

L'eau : premiere nécessité.

Coupures d’eau et services…

L’eau n’est donc pas un service public ? La « production »d’eau n’est donc pas contrôlée? Cela veut dire que nous citoyens sommes dépendants de qui pour un produit de première nécessité! Nous citoyens exigeons une transparence totale sur ce service qui nous pompe (sans jeu de mots) notre argent. Et qui n’est pas compétent. Quand il,ne pleut pas il n’y a pas d’eau, quand il pleut, il n’y a pas d’eau. C’est intolérable. Et que l’on ne dise pas « ce n’est pas de notre responsabilité » car les choix sont fait par nos élus. Lorsque nous nous porterons partie civile dans un procès pour manquement flagrant au service dû à la société, il faudra bien désigner les responsables. Les multiples et énormes taxes sont la preuve que l’on nous traite comme des vaches à lait. L’eau doit être livrée sans plus attendre et pas d’excuses ni de transfert de responsabilités. Sinon cela signifie que les responsables ont fait de mauvais choix et doivent en payer les conséquences. Il est temps que les pouvoirs s’accompagnent de responsabilités. Dixit Marvel…

Rennwagen Mercedes-AMG GT3 Genf 2014; Racecar Mercedes-AMG GT3 Geneva 2014

La disruption et Detroit !

Les informés « savent » que Apple fera une automobile ! Moi pas … Mais je perçois une méconnaissance des évidences stratégiques dans les propos des possibles concurrents.

En effet quand le patron de GM, l’immense constructeur automobile états-uniens, dit : « les coûts de développement sont prohibitifs, notamment dans le tout-électrique, et les marges faibles. Apple réalise aujourd’hui près de 40% de marge, alors que la moyenne dans le secteur automobile tourne souvent autour des 5%. Démarrer un groupe automobile c’est le meilleur moyen de jeter de l’argent par les fenêtres», avertit Brett Smith, directeur au Center for Automotive Research. Il cite l’exemple de Tesla qui court toujours après ses premiers bénéfices depuis près de deux ans.
Le spécialiste des véhicules électriques estime qu’Apple comme Google peuvent sans doute apporter une valeur ajoutée pour ce qui est de la connectivité (systèmes électroniques et divertissements) et de la modernisation des outils de production mais ne disposent pas de meilleures technologies que Ford, GM, Toyota ou Mercedes ».

Ces propos sont les mêmes que ceux prédisant l’impossible entrée dans la téléphonie d’Apple, pour les mêmes raisons de coût et de rentabilité.

Mais justement, c’est par une approche nouvelle que le stratège engendre une disruption !
Un coût de production c’est avant tout un choix, une vision, une volonté. Certes les matières premières ont un coût donné, certes la main d’œuvre aussi, mais si (?) tout ce processus était rompu et regondé…

Bref, il ne faut pas dire « ils ne savent pas parce qu’ils ne sont pas du métier »; Il faut dire « ils ne savent pas donc ils peuvent créer. »

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Les dividendes soumis au RSI !!! et puis quoi encore ?

Dixit Claude GELBRAS : C’est un coup terrible qui s’abat sur les petites entreprises : les dividendes seront soumis au RSI !

Les dividendes soumis au RSI ou l’impôt de trop qui achève les SARL et les petites entreprises – Publié par Ecopolitique

L’assujettissement aux cotisations sociales (RSI) des dividendes est une véritable chape de plomb qui s’est abattue sur la tête des gérants de petites SARL ou travailleurs indépendants. Si les conséquences sont dignes d’une véritable bombe, la mesure fiscale a été votée dans l’indifférence la plus totale. Confiscatoire, le taux d’imposition s’élève désormais souvent à plus de 60% (voir ci-dessous le témoignage d’un artisan coiffeur qui dévoile ses chiffres pour vous). A fin octobre, les faillites sont en hausse de 30 %.

Une mesure fiscale aux conséquences dévastatrices pour les petites entreprises a été votée dans l’indifférence et dans un détachement complet des médias.
Pourtant, les conséquences sont redoutables dans le paysage des petites sociétés qui constituent l’essentiel de notre tissu économique.
Dans sa compagne électorale, François Hollande prévoyait d’imposer “les revenus du capital comme ceux du travail”. Si c’est désormais chose faite, c’est le cas pour les petites entreprises et les travailleurs indépendants. Concernant les dividendes des grandes entreprises du CAC 40 et autres grands groupes industriels ou bancaires, c’est une autre histoire.

Que dit la loi ?

Les dispositions de l’article 11-1 A-2° de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) de 2013, codifiée à l’article L.131-6 al.3 du Code de la Sécurité Sociale prévoit l’extension de l’assujettissement aux cotisations sociales, des dividendes versés par des sociétés soumises à l’IS, dirigées par un travailleur indépendant.
C’est en octobre 2014 que la cotisation de 2013 est régularisée en fonction des revenus de 2013.

Qui est concerné par cette loi ?

Les gérants d’EURL et de SARL soumises à l’IS lorsque la gérance est majoritaire.

La loi a pour objet de soumettre à cotisations et contributions sociales la part de dividendes perçus par les travailleurs indépendants exerçant leur activité dans une société soumise à l’impôt sur les sociétés sur la part excédant 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant.
Ainsi, tout dirigeant de sociétés soumises à l’IS verra ses dividendes taxés. Pour davantage de détails, consultez l’article de compta-online sur le régime fiscal et social des dividendes.

Un taux d’imposition confiscatoire de plus de 60%

Alors que près de dix entreprises du CAC, expertes en optimisation fiscale, ne payent pas d’impôt sur les sociétés, la taxation devient confiscatoire pour les petites entreprises françaises car leur taux d’imposition s’élève désormais à près de 60% (voir témoignage ci-dessous)
A partir de maintenant, nos petits commerçants et artisans qui ont réussi à rester bénéficiaires malgré la crise et qui se sont versés un petit bénéfice ont vu leurs impôts exploser, parfois sans en comprendre la raison. Un nouveau coup de massue fiscal frappe les gérants de ces petites SARL ou travailleurs indépendants. A partir d’aujourd’hui, il faut payer pour avoir perçu le fruit d’un travail long et difficile de parfois 60 à 70 heures par semaine, ou plutôt, pour avoir touché de vilains dividendes de riches, ces horribles revenus du capital !

Amalgames et faillites d’entreprises induites par l’Etat

Les amalgames et les confusions, souvent volontaires, permettent ainsi de faire passer des lois dans la plus grande indifférence. Amalgames entre multinationales et petits commerçants de quartier, amalgames entre PME et grands groupes qui peuvent se payer des dizaines d’avocats fiscalistes et qui peuvent délocaliser leurs profits. Amalgames entre revenus capitalistiques et revenus du travail avec en plus, la prise de risque pour le responsable de la PME. Comment s’étonner, dans ces conditions, qu’entreprendre soit mal vu en France ? Cette loi montre la méconnaissance de ce gouvernement envers le fonctionnement des petites entreprises, celui des SARL soumises à l’IS. Ainsi, on assiste déjà à de nombreuses faillites d’entreprises induites par l’Etat. Autre effet pervers, les associés peuvent voir le traitement du gérant comme une perte sur leurs dividendes et partir investir ailleurs…

Explosion des redressements et liquidations de petites entreprises en France

Alors que les très petites entreprises, celles d’un salarié ou deux, ne peuvent plus faire face à la crise, on leur donne ce nouveau coup de massue fiscal.
Selon le baromètre de la société Altarès, au troisième trimestre 2014, ce sont les petites structures qui ont le plus souffert. En effet, pas moins de 4 861 entreprises de 1 ou 2 salariés (hors auto-entrepreneurs) ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire, soit une hausse de 30 % par rapport à la même période de l’an passé !
Bizarre, sachant que c’est justement en octobre 2014 qu’il fallait payer ce nouvel impôt sur les dividendes perçus en 2013 désormais soumis au RSI (Régime Social des Indépendants).

Un artisan coiffeur dévoile ses chiffres et témoigne

L’assujettissement aux cotisations sociales (RSI) des dividendes est un véritable coup de massue fiscal pour les gérants de ces petites entreprises.
Témoignage :

La SARL PL’Hair distribue un bénéfice de 48 000 €, Patrick est le gérant majoritaire

Bénefice avant IS
48 000

IS à 15 % (base 38200)
5 730

IS à 33,33 %
3 267

Montant IS
8 997

Bénéfice distribuable
39 003

Dividendes mis en paiement
39 003

Prélèvement à la source 21 %
8 191

Dividendes imposable au RSI
39003 – (10000 * 10 %) = 38 003

RSI à payer : 38003 * 47 % = 17 861

CSG, CRDS & Prélèvement sociaux pour la part des dividendes non soumise au RSI (39003 – 38003) * 15,5 % = 155

CSG déductible 5,1 %
51

Impôt sur le revenu
Dividende imposable
39 003

Abattement 40 %
-15 601

Cotisation RSI
-17 861

CSG déductible
-51

Base imposable
5 490

Tranche d’imposition 30 % : IR = 1 647

Restitution de l’acompte
8 191

Solde encaissé par Patrick
Dividende
39 003

– Cotisations RSI
17 861

– CSG, CRDS & Prlvt
155

– Impôt sur le revenu
1 647

Total des retenues
19 663

Soit, 50,41% de charges et d’impôts

Revenu net
19 340

Montant total des impôts et charges payer à l’Etat – IS (payé par la société)
8 997

– IR (payé par Patrick)
1 647

– RSI (payé par Patrick)
17 861

– CSG, CRDS & Prlvt (payé par Patrick)
155

Total. 28 505
Soit. 73,08% du dividende brut

Sur ses bénéfices de 48 000 €, PL’Hair a versé 28 505 € de taxes et ne conserve que 19 495 € soit 1625 € par mois.

« En octobre, le fisc m’a demandé de payer près de 12 000 € sans délai » dit-il. « J’ai fait venir mon comptable car je n’en connaissais pas la raison », avant d’ajouter : « Avec un salon de coiffure qui marche bien, je gagne autant que mes trois salariés pour 60 à 70 heures de travail par semaine. Dans ces conditions, je me demande si ça vaut le coup de continuer. »

Alors que le numéro un français TOTAL vient de percevoir 80 millions d’euros au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) de Monsieur Hollande, les petites entreprises voient leur imposition exploser. Était-il nécessaire de verser 80 millions à une entreprise qui gagne 10 milliards ? Les 20 milliards d’euros prévus par le dispositif pour relancer la compétitivité et l’emploi vont bénéficier aux entreprises qui en ont le moins besoin.
C’était les PME, premier employeur de France, qui auraient mérité le soutien du gouvernement. Ce dernier a préféré soutenir les grands groupes au détriment de nos petites entreprises en saupoudrant l’argent du CICE au prorata du nombre de salariés et en imposant lourdement les petites structures.

Merci à Patrick ainsi qu’à son comptable Stéphane pour leur aide !

Sources : compta-online.com – gclnet.fr – votreargent.lexpress.fr – rsi.fr

Claude GELBRAS

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Pa ni automne isi’a ! D’lo non pli !

Depuis plusieurs semaines, une grève à la SME prive d’eau les martiniquais.
Les grévistes représentés par leurs syndicats demandent une augmentation de 6 et 3% de leur salaire. Les négociations ont commencé et la direction propose 0,4% et 2,4% sous conditions.
Nous n’allons pas commenter ce rapport de force entre syndicat et patron mais analyser la communication de la SME face à la communication des syndicats grâce au reportage de Martinique 1ère diffusé le 23 juillet à 19h (visionnable ici : http://martinique.la1ere.fr/emissions/soir-1ere)

Mais force est de constater à travers ce révélateur que les syndicats sont mieux préparés et sont meilleurs communicants que les patrons qui agissent souvent dans l’urgence de la crise.

Observons et intéressons nous à la forme, le fond n’étant pas de notre ressort :
– le reportage nous montre les employés rassemblés devant le siège de la SME portes bloquées et nous rapporte les propos des syndicalistes.
– le représentant FO annonce que les responsables de l’entreprise ne sont pas présents en Martinique, les négociations se font par visioconférence : « Yo pa sav réellement ki situation nou ni isi’a et ki sa ka pasé paske pou nou sé an insulte. Sa fé 3 jou’ nou doubout. La population martiniquaise ka crié nou yo pa ni dlo et yo ka vini proposé nou 0,4% sur conditions ».

La formulation est lourde de sens. Nous voyons un syndicaliste justifier son action par son action ! Traduisons : « comment la direction peut elle nous proposer si peu alors que les martiniquais subissent les coupures que nous mêmes générons ? »
Une scène que nous avons déjà vue dans des films de prises d’otage. La fin justifie les moyens ou nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, mais …

Une représentante de la CDMT intervient et rapporte les propos de la direction :
• une augmentation sous 2 conditions. La 1ère est la signature du contrat avec le SICSM en automne.
o Pa ni automne ici-a, l’interrompt le syndicaliste FO
• l’indexation des salaires sur l’inflation.

Ce passage dénote plusieurs visions :
– En utilisant le mot « automne » la direction de la SME laisse à entendre qu’elle n’est pas native de Martinique et marque sa différence et sa distance.
– Le syndicaliste FO s’exprime « pa ni automne ici-a » et laisse ainsi à entendre que les propos de la Direction sont claires, pas d’automne en Martinique, donc leur offre ne s’appliquera jamais ! Le sens de « jamais » ou « quand les poules auront des dents ».
– Et puis la subordination de l’augmentation de salaire au gain du marché du SCISM!
En faisant cette annonce à une heure de grande écoute, la direction de la SME place la classe politique dans une situation délicate :
• si la SME remporte le marché, des soupçons naîtront à l’encontre du SICMS
• si la SME ne le remporte pas, le SICSM serait responsable de la non satisfaction des revendications.
Mi bakannal !

Pour terminer, l’interview téléphonique en fin de reportage, permet d’entendre le directeur de la SME, dire qu’il décide unilatéralement que les négociations sont arrêtées et que la demande des grévistes est exagérée.
Puis dans un communiqué paru sur le site web de Martinique 1ère, la SME « demande (…) d’éviter toute action de nature à déstabiliser le service de l’eau et de l’assainissement ». Il est désarmant de voir la direction de la SME exclure ainsi ses propres salariés de l’organisation et de leur mission de service public. Un autre élément de langage qui engendre volontairement une distance entre salariés et direction.
Étonnant management ou logique du chaos !

L’analyse à chaud, que vous venez de parcourir, n’a pas d’autre volonté que d’établit la nécessité d’une bonne préparation des entreprises à la communication et gestion de crise.

En attendant les coupures d’eau se poursuivent… Qui en portera la responsabilité auprès des consommateurs-citoyens ?

c pa bien Sébastiano ! Ou quand la pub use et abuse …

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L’AACC Outre-Mer Délégation Antilles-Guyane.

Nous avons tout lu quant à  l’affiche émise par la marque SEBASTIANO.

Si il est important de s’émouvoir de l’utilisation éhontée, abusive et inutile de l’image et du corps de la femme pour la vente de polos destinés aux hommes.

Si nous devons en tant que citoyens émettre des protestations fortes et cinglantes, il ne faut pas tout amalgamer.

La loi et les règles déontologiques que respectent les agences membres de l’AACC et adhérentes de l’ARPP sont claires, quant à l’utilisation de l’image de la Personne Humaine en communication publicitaire :

 Le respect de la dignité de la personne humaine est un principe universel.

En matière de publicité, le Code de pratiques loyales de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) illustre ce principe par des dispositions générales, reconnues par tous, qui posent les principes de décence, de non discrimination et plus largement de responsabilité sociale dans la représentation de la personne humaine, quels que soient, notamment, ses origines, ses opinions ou croyances, son sexe ou son âge.

Ainsi :

“La publicité doit proscrire toute déclaration ou présentation visuelle contraire aux convenances selon les normes couramment admises”. Art 2 du Code de la C.C.I.

“La publicité ne doit cautionner aucune forme de discrimination, y compris celle fondée sur la race, l’origine nationale, la religion, le sexe ou l’âge, ni porter en aucune façon atteinte à la dignité humaine”. Art 4 du Code de la C.C.I.

“La publicité ne doit contenir aucune incitation ni sembler cautionner ou encourager des comportements illicites ou répréhensibles” Art 4 du Code de la C.C.I.

Il en découle que la publicité doit éviter toute dévalorisation ainsi que toute exploitation abusive de la personne humaine et de son image.

Le respect de ces principes doit s’apprécier selon la sensibilité du corps social à un moment donné, le public exposé à la publicité, le contexte social ou culturel et son évolution, l’actualité.

La publicité doit donc, quelle que soit sa forme, respecter les règles déontologiques suivantes :

 Dignité, décence

– La publicité ne doit pas être susceptible de heurter la sensibilité, choquer ou même provoquer le public en propageant une image de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence.

– Lorsque la publicité utilise la nudité, il convient de veiller à ce que sa représentation ne puisse être considérée comme avilissante et aliénante.

– D’une façon générale, toute représentation dégradante ou humiliante de la personne humaine, explicite ou implicite, est exclue, notamment au travers de qualificatifs, d’attitudes, de postures, de gestes, de sons, etc., attentatoires à la dignité humaine.

 Stéréotypes sexuels, sociaux et raciaux

– La publicité ne doit pas réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à la fonction d’objet.

– La publicité ne doit pas cautionner l’idée de l’infériorité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social, notamment en réduisant son rôle et ses responsabilités dans la société.

– L’expression de stéréotypes, évoquant les caractères censés être représentatifs d’un groupe social, ethnique, etc., doivent être tout particulièrement respectée.

– La publicité ne peut valoriser, même indirectement, des sentiments ou des comportements d’exclusion, d’intolérance ou de racisme.

 Soumission, dépendance, violence

– La publicité doit éviter d’induire une idée de soumission ou de dépendance dévalorisant la personne humaine et en particulier les femmes.

– Toute présentation complaisante d’une situation de domination ou d’exploitation d’une personne par une autre est exclue.

– La publicité doit éviter toute scène de violence, directe ou suggérée, et ne pas inciter à la violence, que celle-ci soit morale ou physique.

La notion de violence recouvre au minimum l’ensemble des actes illégaux, illicites et répréhensibles visés par la législation en vigueur. La violence directe se traduit par la représentation de l’acte de violence proprement dit ; la violence suggérée s’entend par une ambiance, un contexte voire par le résultat de l’acte de violence ; la violence morale comprend notamment les comportements de domination, le harcèlement (moral et sexuel).

– La publicité ne doit, en aucun cas, par ses messages, ses déclarations ou sa présentation, banaliser la violence.

 Alors lorsque des annonceurs ne font pas appel à des professionnels de la communication, comme c’est le cas dans cette affaire, il y a lieu de rappeler que les agences conseil en communication sont des professionnels conscients de l’impact de leurs messages et de leurs actions. Les annonceurs sont responsables, même si ils sont inconscients parce qu’ils ne maîtrisent pas les techniques, certes. Mais l’afficheur a lui aussi sa pleine et totale responsabilité face à la loi d’autant que c’est un professionnel de la filière.

 Les citoyens qui se sentent floués ont raison.

Mais il faut agir ! Portez plaine, sinon rien ne changera. Les amateurs continueront à faire croire et à se croire capables.  Agissons sinon nous continuerons à voir fleurir ce type de visuels sans intérêt pour les marques sujet. Et nous les professionnels laissons détruire notre métier, notre savoir-faire.

Je ne dis pas que des professionnels se laissent porter par leur créativité débridée. Cela arrive et le JDP, Jury de la Publicité de l’ARPP, Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, émet souvent des avis négatifs.

Nous devons avoir de l’éthique ! C’est un discours tenu par les organes représentatifs des agences conseil en communication depuis des années en Martinique et en Guadeloupe. Mais les annonceurs à la recherche du moindre coût usent d’amateurs, parfois talentueux, mais ignorants des règles légales et déontologiques de la communication publicitaires.

Chaque fois qu’une règle n’est pas appliquée ou respectée, c’est notre métier qui est bafoué et vilipendé. 

Femme ou homme ou enfant, nous devons respecter l’image des être humains.

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