mon île, c’est … L’île lointaine. 

Je partage avec vous l’indisicible plaisir à me réveiller ce samedi matin du mois de janvier en Martinique avec dans les yeux la magnificence des Pitons dans un ciel bleu parsemé de cotons blancs. Mais le poète Daniel THALY en parle bien mieux que moi. Fermez les yeux et vivez l’instant : l’île lointaine. 

Martinique vue de la station orbitale.


Je suis né dans une île amoureuse du vent

Où l’air a des odeurs de sucre et de vanille

Et que bercent au soleil du tropique mouvant

Les flots tièdes et bleus de la mer des Antilles 

Sous les brises au chant des arbres familiers
J’ai vu les horizons où planent les frégates

Et respirer l’encens sauvage des halliers

Dans ses forêts pleines de fleurs et d’aromates

Cent fois je suis monté sur ses mornes en feu

Pour voir à l’infini la mer splendide et nue

Ainsi qu’un grand désert mouvant de sable bleu

Border la perspective immense de la vue

A l’heure où sur les pics s’allument les boucans

Un hibou miaulait au coeur de la montagne

Et j’écoutais pensif au pied des noirs volcans

L’oiseau que la chanson de la nuit accompagne

Contre ses souvenirs en vain je me défends

Je me souviens des airs que les femmes créoles

Disent au crépuscule à leurs petits enfants

Car ma mère autrefois m’en appris les paroles

Et c’est pourquoi toujours mes rêves reviendront

Vers ses Plages en feu ceintes de coquillages

Vers les arbres heureux qui parfument ses monts

Dans les balancement des fleurs et des feuillages

Et c’est pourquoi du temps des hivers lamentables

Où des orgues jouaient au fond des vieilles cours

Dans les jardins de France où meurent les érables.

J’ai chanté ses forêts qui verdissent toujours.

O charme d’évoquer sous le ciel de Paris 

Le souvenir pieux d’une enfance sereine

Et dans un Luxembourg aux parterres flétris

De respirer l’odeur d’une Antilles lointaine

O charme d’aborder en rêve au sol natal

Où pleure la chanson des longs filaos tristes

Et de revoir au fond du soir occidental

Flotter la lune rose au faîte des palmistes! 

Pour vivre mieux, vivons moins nombreux…

Une réflexion face au discours ambiant et actuel sur la baisse de la population de notre territoire, la Martinique. 
Nous passons sous la barre des 385000 habitants sur une île qui compte 1000 km2. Soit prêt de 400 personnes au kilomètre carré ! Les chiffres bruts ne veulent rien dire d’autant que des zones entières ne sont pas habitées ou habitables. Heureusement ! 
Donc il est indéniable que trop de population entraîné une qualité de vie médiocre. Les embouteillages permanents en sont la preuve. 
Mon propos est de soutenir que moins d’habitants n’est pas synonyme de récession économique. 
Dans un article précédent, j’évoquais la course à la croissance qui nous mène, la planète entière vers l’abîme. Et bien il en va de même pour notre île. Où nous mène la croissance effrénée de population sur un si petit territoire ? Où ? Sinon à la situation actuelle. 
Je prend l’exemple d’une entreprise dont l’activité consiste à réaliser des livraisons sur toute l’île. La rentabilité de son activité est directement liée à son nombre de livraisons par jour. Mais si les livreurs passent plus de la moitié de leur temps dans les embouteillages, comment atteindre un minima de livraison ? Augmenter les prix, n’est pas une solution pérenne, c’est évident. 
La racine de la faiblesse de nos entreprises réside dans l’obtention d’une taille adéquate. Pas forcément toujours plus grosse, mais adaptée au marché. Bien entendu, on pourrait livrer par drone, par bateau, etc. Mais à court terme la technologie apporte une meilleure productivité et conséquemment moins d’emploi. Pour notre Martinique, l’apport massif de technologie n’est pas la panacée. 
Remarque : c’est pourtant bien ce qui va se concrétiser dans un futur proche dans notre économie : moins d’actifs donc plus de productivité pour ceux qui travaillent et nécessairement un apport de technologie pour accroître les rendements. 

Cercle vicieux s’il en est; que nous pourrions rendre vertueux. 

Le raisonnement qui suit n’est pas une vérité, juste un humble chemin de réflexion.

Vieillissement de la population et alors, le remplacement des classes âgées se fera sans que nous ayons à intervenir. Or notre volonté politique doit s’exprimer maintenant. Les autres discours politiques sont arguties face à cela. La maîtrise des courants migratoires a toujours été l’apanage des Etats. Mais nous ne le sommes pas, un État !
Pourtant la qualité de vie et l’avènement d’un développement économique maitrisé, nécessitent de sortir de l’ordre colonial qui nous gouverne depuis toujours. La départementalisation n’a en rien réglé le problème; la CTM n’ont plus. Parce que la solution réside en nous, individuellement, collectivement, mais cela dépend de notre volonté politique, la notre en tant que citoyens, puisque les politiques ne se prononcent pas ! 

L’indépendance alors ? C’est un mot qui n’a pas de sens pour une île plus petite qu’une ville moyenne française. Le niveau sanitaire par exemple, exige des moyens que nous n’aurons jamais. La protection contre le pouvoir des cartels exige des moyens que nous n’aurons jamais. Et la litanie pourrait s’égrener …
À suivre…

La marque, c’est ça l’entreprise.

Ou la marque comme leitmotiv de l’entreprise.

Dans un article publié le 28/10/2016 dans L’Expansion et intitulé « Big Moustache: après la complainte, la renaissance? » Tiphaine Thuillier raconte l’histoire de cet entrepreneur Nicolas Gueugnier, fondateur de la start-up Big Moustache, qui, au bord du dépôt de bilan, est sauvé par ses clients qui lui passent commande…

Le chef d’entreprise raconte que c’est grace à l’information, la communication, qu’une chaîne solidaire a sauvé sa start-up : « Sa situation a fait parler, réagir et a visiblement ému des internautes, qui se sont transformés en clients. 2.062 commandes et 36.174 euros. Il va pouvoir boucler le mois, passer une « commande historique » à son fournisseur à qui il pensait plutôt dire au revoir. Il se dit heureux et fier de cette « communauté » et annonce que Big Moustache est à nouveau « sur les rails ». C’est grâce à la solidarité de cette fameuse communauté, qui a participé à une forme de crowdfunding, qu’il a rebaptisé « crowdshaving ». »

Mais le plus intéressant est dans l’interprétation de ce chef d’entreprise !  Il explique qu’il a réfléchi à son business et tiré des leçons de son échec. « Nos efforts n’ont pas été suffisamment portés sur la marque, qui a la puissance de devenir une référence », avance-t-il. « Le défi demain est d’apporter une marque différente par ses produits, par son expérience utilisateur, par son contenu, par son offre, par ses communications ».

Je jubile en lisant ce témoignage de l’importance de la marque. Oui le chiffre d’affaires, oui le financement ou le manque de financement des banques, oui des hommes et des femmes qui doivent être au cœur de l’entreprise. Oui, mais la moelle épiniaire du succès reste le contenu attribué et voulu. C’est-à-dire la marque !  

C’est bien cela que le consommateur achète : expérience, imaginaire, promesse, information, satisfaction.

Et même la déception des spécialistes (?) auto déclarés et s’exprimant sur les réseaux sociaux de toutes sortes, ne parvient pas à éloigner le client de sa marque. Sa marque car celle-ci lui appartient au travers de ses choix, ses achats et ses recommandations.

 Comme pour tout être vivant, miser sur la personnalité de votre marque.

 

Créateurs ou chefs d’entreprises chevronnés, misez sans retenu sur votre marque. Donnez lui les attributs propres à séduire une « personnae » ou « buyer personnae ». Celle-ci se définit comme les différents profils clients, souvent un peu stéréotypés pour imaginer les différents contenus pertinents de la marque.

D’abord il faut être créatif et imaginatif lors de séances de créativité afin de définir ces « personnae ». 

Ensuite il faut identifier les principaux (maximin 5) profils représentatifs de vos clients et à les nommer. Les commerciaux sont donc au cœur de cette étape : acheteur, prescripteur, utilisateur final; les critères de segmentation, profil socio-economique… 

Maintenant vous pouvez leur inventer un parcours, une histoire, une enfance, une personnalité. Même caricaturale, celle-ci doit être suffisemant clivante pour créer des groupes différents et des contenus pertinents.

A ce stade, le processus d’achat doit être mis en valeur en adéquation avec les centres d’intérêt et les problématiques des « buyer personnae ». Le début d’un achat n’est pas le même que sa finalisation, et les personnae se comportent de manière différente. il faut identifier ces comportements qui sont tout autant de motivations à mettre en avant dans le contenu de la marque.
On y est presque : reste à identifier les médias utilisés par les personnae pour s’informer, les lieux de rencontre d’échange, d’entertainement… Bref quels peuvent être les point de contact, et les plus innovants possibles, avec vos cibles ? 

La dernière étape consiste à synthétiser les données recueillies pour chaque « personnae » et dessiner les contour de la ligne éditoriale, un peu comme la copy-strat des agence de communication. Mais retenez que les messages doivent être vrais, sincères et participant à la légitimité de la marque. Vous le savez, les fausses personnalités se font jeter à coup sûr. 

Merci pour votre lecture. 😎 

Pour vivre mieux, vivons moins nombreux… suite. 

C’était en janvier 2016. je vous invitais à une réflexion sur l’illusion de la croissance économique par l’augmentation de la population… Mes propos, dans de nombreux commentaires, sont jugés subversifs. La pensée unique oeuvre dans le sens de la croissance de la population. Ce qui ne signifie par pour autant l’acceptation de son vieillissement !

Le remplacement des classes âgées se fera sans que nous ayons à intervenir. Or notre volonté politique doit s’exprimer là. Les autres discours politiques sont arguties face à cela. La maîtrise des courants migratoires a toujours été l’apanage des états. Mais nous ne le sommes pas, un pays !

Pourtant la qualité de vie et l’avènement d’un développement économique maitrisé, nécessitent de sortir de l’ordre colonial qui nous gouverne depuis toujours. La départementalisation n’a en rien réglé le problème; la CTM n’ont plus. Parce que la solution réside en nous, individuellement, collectivement, mais c’est de notre volonté politique. L’indépendance alors ? C’est un mot qui n’a pas de sens pour une île plus petite qu.une ville moyenne française. Le niveau sanitaire exige des moyens que nous n’aurons jamais. La protection contre le pouvoir des cartels exige des moyens que nous n’aurons jamais. Et je pourrai continuer longtemps…

Pour vivre mieux, vivons moins nombreux…

Je vous propose de débuter ici une réflexion face au discours ambiant et actuel sur la baisse de la population de notre territoire, la Martinique. 

Nous passons sous la barre des 385000 habitants sur une île qui compte 1000 km2. Soit prêt de 400 personnes au kilomètre carré !  Les chiffres bruts ne veulent rien dire d’autant que des zones entières ne sont pas habitées ou habitables. Heureusement ! 

Donc il est indéniable que trop de population entraîné une qualité de vie médiocre. Les embouteillages permanents en sont la preuve. 

  
Mon propos est de soutenir que moins d’habitants n’est pas synonyme de récession économique. 

Dans un article précédent, j’évoquais la course à la croissance qui nous mène, la planète entière vers l’abîme. Et bien il en va de même pour notre île. Où nous mène la croissance effrénée de population sur un si petit territoire ? Où ? Sinon à la situation actuelle. 

Je prend l’exemple d’une entreprise dont l’activité consiste à réaliser des livraisons sur toute l’île. La rentabilité de son activité est directement liée à son nombre de livraisons par jour. Mais si les livreurs passent plus de la moitié de leur temps dans les embouteillages, comment atteindre un minima de livraison ? Augmenter les prix, n’est pas une solution pérenne, c’est évident. 

La racine de la faiblesse de nos entreprises réside dans l’obtention d’une taille adéquate. Pas forcément toujours plus grosse, mais adaptée au marché. Bien entendu, on pourrait livrer par drone, par bateau, etc. Mais à court terme la technologie apporte une meilleure productivité et conséquemment moins d’emploi. Pour notre Martinique, l’apport massif de technologie n’est pas la panacée. 

Remarque : c’est pourtant bien ce qui va se concrétiser dans un futur proche dans notre économie : moins d’actifs donc plus de productivité pour ceux qui travaillent et nécessairement un apport de technologie pour accroître les rendements. 

Cercle vicieux s’il en est; que nous pourrions rendre vertueux. 

Le raisonnement qui suit n’est pas une vérité, juste un humble chemin de réflexion.

Mais il est tard, la suite au prochain épisode… Continuez à me suivre et à commenter. Merci d’avance.