La Martinique a besoin d’un coup de fouet économique : et si il venait de l’Internet et des petites entreprises

Pour pousser notre économie vers le haut, la Martinique doit tirer davantage parti de l’industrie numérique et notamment des infrastructures de télécommunications.

Que ce soit les consommateurs, les entreprises ou encore les collectivités, les Martiniquais seraient trop lents à s’adapter à la réalité numérique par rapport aux autres pays développés, et nous en subissons les conséquences. En effet, les entreprises qui ne s’adapteraient pas à Internet en souffriraient.

Pourtant, la Region a investi massivement dans la fibre optique, mais les effets se font attendre! La Region encourage les entreprises du pays à innover, conscient que le web a fait tomber de nombreuses barrières et notamment exposé les entreprises de l’ile à la concurrence sur les marchés internationaux.

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L’exemple de l’Australie.
Le continent-île🐨 est certes très loin 😉de notre Martinique sur tout les plans, mais les Autraliens, loin des centres mènent un combat d’où nous pourrions apprendre, benchmarker comme l’on dit. Selon une étude menée par Boston Consulting Group, Internet générait en 2012, 3,3% du PIB Australien, comparativement à une moyenne de 4,3% pour les pays industrialisés. En effet, la performance en ligne serait pauvre comparée au niveau de vie des Australiens. Quant à la croissance, elle se développe à seulement 3,7% par rapport à la croissance moyenne de 5,5%.
Reste que le pays semble avoir saisi l’ampleur des enjeux. Le ministère de la communication Autralien cite ainsi une étude d’IBIS world, qui estime que des améliorations en matière de technologie de l’information et de la communication à haut débit permettraient à l’Australie de revenir jouer les premiers rôles. Et ça tombe bien, puisque début 2013, la construction d’un réseau national à haut débit devrait être en chemin et accessible à une grande partie du territoire d’ici 2015. Selon le cabinet, cela permettra de faciliter la croissance de l’exportation de services, que ce soit sous la forme du tourisme, de l’éducation, des services de santé et d’affaires, de l’Internet. Le pays pourrait voir sa croissance à long terme revenir à 1,7% en 2020.

Mais construire des réseaux ne suffit pas.
La Martinique doit former et assister sa population active, ses consommateurs et ses entreprises pour les doter de compétences en matière de numérique et d’esprit entrepreneurial.

La création d’entreprise est perçue comme un jalon de plus en plus important du dynamisme d’un pays. Mais pour cela, il faut rendre le terrain plus favorable à la prise d’initiatives.
Les entrepreneurs auront un rôle essentiel dans l’économie du 21e siècle dans les pays, appuie McKinsey dans une étude : 319 millions de personnes dans les pays développées (soit 12% de la population active) sont ainsi engagées dans des activités récentes d’entreprenariat. Et les PME représentent déjà 52% du PIB des pays du G20 et 64% des emplois, soit moins que chez nous. Selon le cabinet, dans un contexte financier incertain, les entreprises doivent en effet se montrer réactives et innovantes pour sortir leur épingle du jeu. Or ces qualités sont souvent caractéristiques des entrepreneurs des TPE, amenés à voir leur importance grandir dans les prochaines années. Pourtant, l’entreprenariat n’est pas une tâche aisée : seul 1 entrepreneur sur 7 concrétise ses projets. Certains leviers doivent du coup être actionnés par les collectivites pour faciliter l’entreprenariat.

Créer des écosystèmes favorables
Tout d’abord, il faut veiller à la mise en place d’écosystèmes favorables au niveau local afin que les entreprises et les autorités puissent développer des stratégies économiques cohérentes. Cela passe par une forte collaboration entre le système éducatif et le monde professionnel, confier des missions de recherche aux universités, encourager l’échange de compétences entre les acteurs déjà implantés et les jeunes entreprises. Il est également important de fournir des infrastructures performantes en matière de R&D, transports, réseaux de communication ainsi qu’offrir des avantages (assouplissement de taxes…) susceptibles de promouvoir la création de ces entreprises.
Il faut observer les exemples et initiatives allemandes qui s’y excercent depuis prés de 10 ans..

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Un suivi financier et une culture
Nous convenons tous de la nécessité pour les politiques de mieux accompagner les petites entreprises naissantes au niveau financier. Et la Région et les fonds européens le font bien, mais trop peu.
Il devient nécessaire de créer des places de marché à l’échelle régionale (un Nasdaq Caraïbes), afin de muscler l’expansion des entreprises innovantes et existantes. Il faut permettre à l’épargne locale d’aller sans crainte, donc avec des garanties, vers les entreprises locales. Les parents doivent comprendre que l’investissement d’aujourd’hui dans les entreprises,sont les emplois de leurs enfants, demain…

Il s’agit également de développer des mesures contre le chômage longue-durée en permettant à ces personnes d’expérience et de volonté de devenir entrepreneurs grâce à un accès aux prêts facilité et aux micro financements.

Les entreprises de conseils aux entrepreneurs, le conseil aux entreprise, doivent être mis en valeur. Sinon, comment une TPE pourrait elle croître sans assistance et réflexion sur son devenir, son expansion, l’achat de ses concurrents ? C’est le rôle externalisé des conseils.
Nous devons surtout aider au developpement des entreprises existantes. Les petites entreprises doivent grandir sans pâtir des aides données aux créateurs. Sinon les entreprises existantes meurent d’une concurrence néfaste engendrée par les aides à la création.

Enfin, nous devons nous employer, à la manière de Contact Entreprises, à créer une « culture de l’entreprenariat » : encourager la prise de risques, comprendre le caractère non définitif de l’échec pour permettre aux entrepreneurs de rebondir. Des initiatives concernant ce dernier point sont déjà à l’œuvre en Grande-Bretagne par exemple, où 90% des programmes scolaires initient les élèves aux thèmes entrepreneuriaux dès 11 ans.

Tout un programme ! Oui et à prendre à bras le corps par les politiques hors des sentiers stériles. Je ne suis qu’un entrepreneur, attaché à l’entreprise. Mon rôle se borne à cela. Mais quel rôle!
An nou alé !!!

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